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Amp Fiddler, Amphétaminique soul !

La rencontre remonte déjà au mois de Mai mais reste d’actualité. Amp Fiddler, a.k.a le claviériste le plus connu de la scène soul funk, enflammait alors La Maroquinerie avec ses vibes funky et ses guitares électriques.

L’équipe de SoulRnB.com l’a ainsi rencontré pour une interview exclusive.

Salut Amp ! Peux-tu te présenter aux lecteurs de SoulRnB.com ? Hey c’est Amp, chanteur, producteur, musicien en provenance de Detroit, dans le Michigan. Je vais me produire ce soir à Paris et je suis vraiment excité !

Comment pourrais tu décrire ton univers ? Mon univers est indéniablement Funk ! Il comprend quelques touches de Hip-Hop, parfois de Soul. On peut dire que c’est un mélange de tout cela (rires) !

C’est ce que j’aurais aussi été tenté de dire (rires) ! Où puises-tu ton inspiration pour écrire tes textes ? La plupart du temps, je me base sur ma propre expérience. Je tire mon inspiration des questions sociales, j’essaie d’avoir un oeil sur les médias. Je me base aussi beaucoup sur les liens entre les hommes, l’amitié, l’amour…

Comment as-tu vécu “l’après” Parliament et Funkadelic ? Comment as-tu gérer le fait de faire partie d’un groupe, puis, d’une certaine façon, de se retrouver… seul ? Au début c’était difficile car le groupe est une en quelque sorte ma seconde famille, et cette famille me manquait. Puis, j’ai commencé à écrire et je me suis rendu compte qu’être en solo était finalement une vraie bouffée d’oxygène. Enfin, je ne suis pas non plus totalement “seul”, j’ai mon petit groupe de musiciens, mais c’est plus modeste qu’avec Parliament ou Funkadelic (rires). Parfois, on peut faire davantage de choses avec un petit groupe qu’avec un gros, je trouve que le challenge est plus grand !

Qu’est-ce qui t’a poussé à sortir ton premier album solo ? Après dix ans passés au sein de Parliament et de Funkadelic, je devais m’arrêter, prendre le temps, faire une pause… J’ai commencé à écrire quelques morceaux, j’ai enregistré quelques sons pour des artistes londoniens et c’est ainsi que ma carrière solo a commencé, mais au début, ma véritable intention était d’être à la maison avec ma famille proche.

C’est à cette période que tu as rencontré un certain Keziah Jones, avec lequel tu as noué des liens fort… Oui, c’est une personne que j’adore mais ça fait longtemps que nous ne nous sommes pas parlés. On a travaillé ensemble sur “Afro Strut” et on s’est produit sur des scènes communes, mais depuis nos tournées respectives on s’est un peu perdu de vue malheureusement…

Tu as aussi travaillé avec Corinne Bailey Rae, en 2007, comment s’est déroulée votre collaboration ? Son mari, Jason Rae (ndlr, décédé en 2008), était fan de ma musique. C’était un joueur de saxophone et lorsque je l’ai vu se produire à Londres, nous avons discuté après son show sur l’éventualité d’une collaboration. Pour démarrer, on a remixé un morceau d’un album de Corinne, “Enchantment”. Il a aimé, donc on a lancé le truc. Par la suite, Corinne a posé sa voix sur un de mes singles, “If I Don’t”, sorti en 2007.

Est ce que tu préfères continuer à faire des collaborations, à travailler pour d’autres artistes que de te focaliser sur ta propre carrière ? J’aime faire les deux. Je vais donc essayer de continuer même si cela prend du temps, c’est difficile de jongler mais cela m’aide à m’améliorer.

Quel souvenir gardes-tu de ton premier concert ? Je me souviens combien j’étais nerveux, je ne m’étais jamais produit en solo et j’étais juste en train de réaliser à quel point ça allait être terrible, je transpirais tellement(rires)… Puis, durant le show, je me suis sentis de mieux en mieux, à la fin, j’avais même envie de continuer et ne plus m’arrêter (rires) !

Est-ce si différent de tes concerts avec tes anciens groupes ? Tu sais, au sein de ces groupes je n’étais jamais vu, je passais plus ou moins inaperçu. J’étais aux claviers, sur le côté. Je n’ai jamais eu l’occasion d’être sur le devant de la scène et encore moins de chanter au microphone.

Après le succès critique de ton premier album, ton deuxième opus, “Afro Strut”, est considéré par les médias comme l’album de la maturité, qu’en penses tu ? Je pense que celui-ci montre effectivement mon évolution. Mes chansons, productions et lyrics sont bien meilleurs dessus… C’est une évolution, j’espère que ça progressera pareillement sur les prochains albums (rires).

Avec qui aimerais tu bosser à l’avenir ? J’ai vraiment aimé travailler avec George Clinton. D’ailleurs, tout le groupe aimait travailler avec lui. J’adore aussi bosser avec mes potes comme Keziah Jones, bien qu’on n’ait encore jamais écrit ensemble mais pourquoi pas par la suite ? J’aimerais également faire quelque chose avec Prince… Mais peut être que je suis encore trop petit (rires) ! On a simplement eu l’occasion de jouer ensemble alors qu’on était avec George Clinton. Dernièrement j’ai aussi bossé avec Raphael Saadiq sur mon nouvel album (ndlr, Raphael saadiq avait aussi produit un titre sur “Afro Strut”)

Ah oui ?! Nous l’avons interviewé quelques semaines avant toi (rires) ! Quand prévois-tu de sortir ce nouvel album et comment se nommera-t-il ? J’aimerais le sortir à la rentrée. On joue actuellement trois chansons de cet album pendant ma tournée, il se nommera Amphedelic World !

A ce propos, comment choisis-tu les morceaux que tu interprètes en concert ? Je suis généralement mon public, les morceaux que les gens aiment, ceux que l’on peut jouer avec un band réduit, puis j’ajoute de temps en temps quelques inédits.

Merci Amp pour nous avoir accordé en exclusivité cette interview ! Merci à SoulRnB.com et restez connectés pour la sortie de mon nouvel album !

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